L’affiliation est obligatoire pour les médecins titulaires du diplôme de Docteur en médecine, inscrits au Conseil de l’Ordre et exerçant une activité médicale libérale (installation, remplacements, expertises pour les compagnies d’assurance ou les laboratoires privés, secteur privé à l'hôpital, exercice au sein d’une société d’exercice libéral ou toutes autres activités rémunérées sous forme d’honoraires) en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-mer.
Le médecin doit se déclarer à la CARMF dans le mois qui suit le début de l’activité libérale.
La déclaration en vue d’affiliation (en téléchargement
ici) doit être retournée à la CARMF complétée et contresignée par le Conseil
départemental de l’Ordre des médecins.
Elle est prononcée au premier jour du trimestre civil suivant le début de l’exercice médical non salarié.
Le médecin doit cotiser à :
Trois régimes de
retraite :
- régime de base (RB) : fonctionne en points et trimestres
d’assurance,
- régime complémentaire vieillesse (RCV) : est géré en répartition
provisionnée. Il fonctionne en points,
- régime des allocations supplémentaires de vieillesse (ASV) : fonctionne
en points (si le médecin est conventionné).
Les deux tiers de
la cotisation forfaitaire des médecins en secteur 1 sont financés par les
Caisses Maladie.
Un régime de
prévoyance : régime invalidité-décès (ID).
Un régime
de préretraite : régime allocation de remplacement de
revenu (ADR) également appelé MICA
(si le médecin est conventionné).
Il est géré par le FAC (fonds des actions conventionnelles), la
CARMF n’étant que prestataire de service, non consultée.
Financé par
les Caisses (68,75 %) et les médecins (31,25 %), il est fermé depuis
le 1er octobre 2003.
La cotisation est néanmoins toujours appelée tant qu’il y aura des
bénéficiaires.
Si le médecin n’est pas assujetti à la Contribution Économique
Territoriale - CET - (anciennement Taxe Professionnelle) et si son revenu est inférieur
en 2011 à
11 500 €, il peut demander
la dispense d’affiliation.
Dans ce cas, il n’est pas couvert ainsi que
sa famille contre les risques invalidité, décès, incapacité temporaire (à
compter du 91e jour d'arrêt de travail).
En outre, la période de remplacements ne sera
pas prise en compte pour le décompte des trimestres d’assurance au régime de
base et le calcul des droits aux régimes de retraite.
Si les conditions de dispense d’affiliation
ci-dessus ne sont pas réunies, l’affiliation est prononcée.
Le remplaçant
“non thésé”, non titulaire du diplôme de Docteur en médecine,
ne relève pas de
la CARMF.
ImportantLe complet paiement des cotisations est indispensable pour percevoir des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail pour raison de santé, ou d'accident. |
Les médecins ont la possibilité de se regrouper et d'exercer leur profession au sein de sociétés d'exercice libéral (SEL) :
Au titre de l'activité médicale, la CARMF procède à l'affiliation obligatoire de tous les médecins associés professionnels exerçant leur art au sein de la SEL, qu'ils occupent ou non par ailleurs des fonctions de mandataire social, de dirigeant, dans la société.
Au titre du mandat social, les médecins associés professionnels et dirigeants de la SEL relèvent également de la CARMF du fait de l'exercice de leurs fonctions de direction, sauf dans certains types de société où ils sont exceptionnellement rattachés pour leur seule activité de mandataire social au régime général des travailleurs salariés en application des dispositions de l'article L.311-3 du code de la Sécurité sociale (CSS) sans préjudice de l'affiliation à la CARMF au titre de leur exercice médical, comme l'indique le tableau suivant :
SELARL |
SELAFA |
SELAS |
SELCA |
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Gérant ou collège de gérants majoritaire (plus de 50 % du capital social) L 311-3 (11°) CSS a contrario CARMF |
Président du Conseil d’Administration, directeur général, directeur général délégué Régime général |
Président et dirigeants Régime général |
Gérant
Associé commandité CARMF |
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Gérant ou collège de gérants non majoritaire (minoritaire ou égalitaire, 50 % au plus du capital social) Régime général |
Administrateur (associé professionnel) exerçant sa profession au sein de la SELAFA CARMF | |||
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Relèvent de la
CARMF pour l’ensemble de leurs activités (médicale et mandataire
social). |
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Relèvent de la CARMF uniquement pour leur activité médicale exercée au sein de la SEL et sont rattachés au régime général pour leur activité de mandataire social. | |||
Est donc affilié obligatoirement à la CARMF tout associé professionnel exerçant la médecine au sein d'une SEL, et ce indépendamment de son statut social.
Les changements, qui se succèdent tout au long de la carrière de l’affilié ou dans sa situation familiale, peuvent avoir une incidence sur les droits et obligations. Il est important de les signaler rapidement à la CARMF et au plus tard dans le mois qui suit l’événement.
En cas de cessation d’activité médicale libérale avant l'âge légal de la
retraite, le questionnaire de la
CARMF doit être retourné complété et visé par le Conseil départemental de
l’Ordre. Sur ce formulaire, le médecin indique s’il souhaite :
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ou |
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La radiation ou l’adhésion volontaire du médecin prend effet au premier
jour du trimestre civil suivant la fin de l’activité libérale.
En cas de demande de radiation, les cotisations sont dues jusqu’au dernier
jour du trimestre précédant la date d’effet de radiation.
- Le médecin qui n’exerce plus la médecine libérale peut rester affilié à
la CARMF en tant qu’adhérent volontaire s’il est à jour de ses cotisations.
La demande d’adhésion volontaire doit être présentée au cours de l’année
civile de la cessation d’activité ; elle ne peut être rétroactive.
L’adhérent volontaire ne cotise plus qu’aux régimes complémentaire et
invalidité-décès.
En 2011, il devra acquitter les cotisations suivantes :
Régime Complémentaire4 points de retraite |
4 553 € |
Régime Invalidité-Décès
|
700 € |
Total |
5 253 € |
Si le médecin exerce à titre libéral sur le territoire de la
Communauté Européenne ou à l’étranger, il garde la possibilité d’adhérer
volontairement aux régimes de base, complémentaire et invalidité-décès.
La demande doit être présentée dans les deux ans à compter du premier jour
de l’exercice.
L’adhésion volontaire est prononcée au premier jour de l’année civile de la
demande.
Des possibilités de rachat sont offertes.
Les situations les plus fréquentes sont :
Le médecin doit se soumettre à ses obligations en vertu du règlement CEE n°883/2004. Dans le cas où le médecin est soumis à l'assurance vieillesse obligatoire d’un État autre que la France, le professionnel libéral français garde la possibilité d’adhérer volontairement aux régimes vieillesse et invalidité-décès de la CARMF.
L’égalité de traitement
Tous les travailleurs sont soumis à la législation sociale de l’État du lieu
d’activité et bénéficient des avantages de cette législation dans les mêmes
conditions que les ressortissants de l’État d’accueil.
L’unicité de la législation applicable
Le travailleur migrant ne doit être affilié que dans un seul État membre.
Le droit applicable est celui du lieu d’activité, même si le travailleur
réside dans un autre État membre. Si le travailleur exerce plusieurs
activités non salariées dans différents pays de l’Union Européenne, le
principe suivant s’applique. Il n’y a lieu à assujettissement que dans un
seul État membre :
- si l’intéressé réside dans l’un des États membres où il exerce une
partie substantielle de son activité, il doit être assujetti au régime des non-salariés
de cet État.
- s’il réside dans un Etat membre où il n’exerce pas une
partie substantielle de son activité, il relèvera du régime de l’État où se
situe le centre d'intérêt de ses activités.
Le médecin français exerçant une activité médicale libérale à l’étranger
est soumis à la législation applicable dans le pays où il exerce son
activité. Toutefois, le professionnel libéral français, a la possibilité
d’adhérer volontairement à la CARMF. La demande d’adhésion qui porte sur les
régimes de base, complémentaire vieillesse et invalidité-décès doit être
présentée dans les deux ans à compter du 1er jour de l’exercice.
L’adhésion volontaire est prononcée au 1er jour de l’année civile
de la demande.
Le professionnel libéral peut racheter les périodes de son activité médicale libérale au cours desquelles il n’a pas cotisé au régime des professions libérales, dans un délai de 2 ans, à compter du premier jour de son exercice libéral à l’étranger.
Le montant de la cotisation rachetée est égal au montant de la cotisation
exigible pendant l’année au cours de laquelle a lieu la demande de rachat.
Ce montant est minoré ou majoré d’un coefficient tenant compte de l’âge du
demandeur au moment du rachat.
Si le demandeur opte pour le paiement échelonné, le montant du rachat sera
également majoré d’un taux d’intérêt.