Le médecin qui le souhaite peut continuer ou reprendre un exercice médical libéral pendant sa retraite.
Le médecin retraité, sous réserve qu’il ait liquidé l’ensemble de sa pension personnelle
auprès des régimes de retraite obligatoires, de base et complémentaires, français et étrangers,
dont il a relevé, peut cumuler sans limitation sa retraite et le revenu d’une activité professionnelle
s’il a la durée d'assurance nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein
ou, à défaut, à partir de l’âge de la retraite à taux plein.
Le médecin ne remplissant pas ces conditions, peut quant à lui, exercer une activité procurant des revenus limités (schéma ci-dessous).
À défaut, le versement de la pension sera suspendu à hauteur du dépassement.

Elles ne sont pas appliquées :
- aux revenus tirés de la participation à la permanence des soins,
- aux revenus tirés (sous certaines conditions) des activités juridictionnelles, artistiques, littéraires, scientifiques ou consultatives.
| Important : Un médecin en instance de retraite qui envisagerait de reprendre, à court terme, une activité médicale libérale doit conserver son assurance responsabilité civile professionnelle. La souscription d’un nouveau contrat lors de cette reprise d’activité libérale entraînerait une augmentation considérable de la prime d’assurance du fait de l’accroissement - présumé par les assureurs - du risque lié à l’âge. |
|---|
Les médecins régulateurs dans le cadre de la permanence des soins ainsi que les médecins remplaçants, relèvent de la CARMF à titre obligatoire de par le caractère libéral de leur activité.
Ces médecins peuvent demander à être dispensés d’affiliation à la CARMF en cas de non assujettissement à la contribution économique territoriale (CET).
Cette dispense est possible sous réserve que leurs revenus d'activités non salariés ne dépassent pas celui
ouvrant droit à une dispense d’affiliation au régime ASV ( 11 500 € pour 2012).
Ces revenus sont contrôlés chaque année et si le médecin devait être imposé de manière rétroactive à la CET ou dépasser le plafond de revenus, un arriéré de cotisations lui serait envoyé.
À ce rappel de cotisations s’ajouterait les majorations de retard qui courent automatiquement à compter de la date d’échéance réglementaire.
Le Conseil d'administration s'appuie sur la jurisprudence sociale en vertu de laquelle les actes d'expertise pour les compagnies d'assurance, par exemple, constituent bien l'exercice de la médecine libérale.
L’assujettissement, au régime général des travailleurs salariés, sous certaines conditions,
de la rémunération perçue par certains médecins employés par l’État, conformément à la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998
et au décret n° 2000-35 du 17 janvier 2000, est sans effet sur le droit applicable au lien existant entre les personnes visées
et les administrations concernées.
Même si elles ne donnent pas lieu à cotisations CARMF, ces rémunérations doivent être prises en compte dans le cadre du plafond de revenu autorisé,
à l’exception, depuis un décret du 22 août 2005, de celles tirées des expertises judiciaires.
Dans le cadre d’une pratique de la médecine au sein d’une SEL, le rattachement au régime général des salariés des gérants égalitaires ou minoritaires des SELARL, des directeurs généraux ou présidents-directeurs généraux des SELAFA, des présidents ou dirigeants SELAS, ne vaut que pour leur seule activité de mandataire social.
Le médecin doit prévenir la CARMF lorsqu’il cesse son activité libérale.
En cas de maintien ou de reprise de cette activité, il doit effectuer les démarches
ci-après :
Auprès de la CARMF
- adresser par courrier ou dans l'espace personnel
e-CARMF, une demande de retraite en précisant le maintien de l’activité libérale,
- retourner la déclaration d’activité dans les trente jours suivant la reprise d’activité,
afin que la CARMF procède à la réaffiliation aux régimes de base, complémentaire, ASV et ADR,
- en cas de cumul intégral, retourner la déclaration sur l’honneur mentionnant
les noms des organismes ayant liquidé les droits à retraite,
(faute de retour de ce document dans le délais d’un mois, une pénalité sera appliquée),
- adresser l’avis d’imposition avant le 31 décembre de l’année suivant la
poursuite ou la reprise de l’activité,
Auprès d''autres organismes
- prévenir le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de sa demande de retraite avec cumul d’une activité libérale,
- souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle,
- effectuer également toutes les démarches habituelles inhérentes à une reprise d’activité auprès des organismes concernés (URSSAF, caisses maladie...).
Le cumul retraite/activité libérale ne concerne ni les médecins retraités de moins de 65 ans au titre de l’inaptitude, ni les bénéficiaires du régime de préretraite (MICA) qui doivent attendre de percevoir leur retraite pour reprendre une activité, à l’exception de la participation à la permanence des soins.
L’activité salariée, exercée dans un lien de subordination et faisant l’objet d’une rémunération sur laquelle les charges sociales sont prélevées, est possible dans tous les cas (sauf inaptitude), sans limite de revenus.
Les médecins en cumul retraite / activité libérale ne cotisent plus au régime invalidité-décès. Le médecin et sa famille ne bénéficient plus de certaines prestations du régime invalidité-décès : indemnités journalières, rente invalidité, capital décès.
| Important : Les médecins en cumul retraite / activité libérale doivent cotiser à la CARMF. Ils sont dispensés des cotisations au régime invalidité-décès. Les droits à la retraite étant liquidés à titre définitif, les cotisations ne donneront pas lieu à attribution de points de retraite et de trimestres d’assurance. |
|---|
En cas de décès du médecin, les rentes sont versées, le cas échéant, au conjoint s’il est âgé de moins de 60 ans, et aux enfants à charge âgés de moins de 21 ans, et jusqu’à 25 ans en cas de poursuite des études.
Les cotisations liées au cumul sont déductibles dans les mêmes conditions que les cotisations versées avant la retraite..
Le médecin retraité qui poursuit ou reprend une activité libérale doit cotiser sans acquisition de points
aux régimes de base et complémentaire.
Si le médecin est conventionné, il doit également cotiser aux régimes ASV et
ADR.
Les droits à la retraite étant liquidés à titre définitif, les cotisations ne
donnent pas lieu à attribution de points de retraite.
| Base de calcul des cotisations (sous réserve des décrets) |
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|---|---|---|---|
| Régimes | Assiettes, plafonds et tranches de revenus |
Taux et montants |
|
| Médecins | Caisses maladies |
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| Base | Revenus non salariés 2010 Tranche 1 : jusqu’à 30 916 € (0,85 PSS)* Tranche 2 : de 30 916 € à 181 860 € (de 0,85 PSS à 5 PSS) |
8,6 % 1,6 % |
- |
| RCV | Revenus non salariés 2010 (dans la limite de 3,5 PSS soit 123 732 €) |
9,2 % | - |
| ASV | Cotisation proportionnelle sur le revenu non salarié 2010 secteur 1 > maximum secteur 2 > maximum Cotisation d’ajustement (sur le revenu conventionnel 2010 plafonné à 5 PSS) : secteur 1 secteur 2 |
3 % 1 380 € 9 % 4 140 € 0,0833 % 0,25 % |
6 % 2 760 € - - 0,1667 % - |
| ADR | Revenu conventionnel 2010 | 0,035 % | 0,077 % |
* PSS : plafond de Sécurité sociale : 36 372 €
| Exemples de cotisations 2012 (en fonction des revenus 2010) |
||||
|---|---|---|---|---|
| Régimes | 20 000 € | 60 000 € | 80 000 € | 181 860 € |
| Base | 1 720 € | 3 124 € | 3 444 € | 5 074 € |
| RCV | 1 840 € | 5 520 € | 7 360 € | 11 712 € |
| ASV Cotisation proportionnelle secteur 1 secteur 2 Cotisation d’ajustement secteur 1 secteur 2 |
600 € 1 800 € 17 € 50 € |
1 380 € 4 140 € 50 € 150 € |
1 380 € 4 140 € 67 € 200 € |
1 380 € 4 140 € 152 € 455 € |
| ADR | 7 € | 21 € | 28 € | 64 € |
| Total secteur 1 Total secteur 2 |
4 184 € 5 417 € |
10 095 € 12 955 € |
12 279 € 15 172 € |
18 382 € 21 445 € |
Les cotisations proportionnelles sont calculées sur les revenus non salariés nets dans la limite des plafonds fixée dans chaque régime.
La cotisation est appelée à titre provisionnel en pourcentage des revenus non salariés nets de 2010 dans la limite de 181 860 € et sera régularisée en 2014 lorsque les revenus non salariés nets de 2012 seront connus.
Les cotisations des médecins qui, n’exercent aucune activité libérale médicale non salariée ou qui ont fait liquider ses droits, l’année au cours de laquelle la régularisation aurait dû être opérée, ne font pas l’objet de régularisation.
Cotisation maximale : 5 074 €
La cotisation est proportionnelle aux revenus non salariés nets de 2010 dans la limite de 127 302 €, sans régularisation ultérieure sauf en cas de revenus estimés.
Cotisation maximale : 11 712 €
En l’absence de revenus non
salariés sur l’avant-dernière année,
les cotisations pour les deux
premières années d’affiliation,
sont calculées sur un revenu forfaitaire
:
- 594 € en première année d’affiliation,
calculée sur un montant forfaitaire
correspondant à 19 % du plafond de la Sécurité sociale (PSS)* au 1er
janvier 2012, soit 6 911 € x 8,6 %
- 907 € en deuxième année
d’affiliation, calculée sur 29 % du plafond de la Sécurité sociale (PSS)*
au 1er janvier 2012, soit 10 548 € x 8,6 %
* Plafond de la Sécurité sociale pour 2012 : 36 372 €
Sur demande écrite adressée dans les 60 jours qui suivent l’appel de cotisations, le médecin peut cotiser, à titre provisionnel, sur la base de 1 844 € (200 fois le montant horaire du SMIC au 01/01/2012), s’il estime que son revenu pour 2012, sera inférieur aux montants indiqués ci-dessus.
Lorsque les revenus professionnels sont définitivement connus et si le
médecin est toujours en activité, les cotisations font l’objet d’une
régularisation en N+2.
En 2014, il sera procédé à la régularisation de la cotisation de la 1re
année civile en fonction des revenus déclarés au titre de l’exercice
professionnel en 2012.
| Important : Une majoration de 10 % est appliquée à la différence entre les acomptes provisionnels effectivement versés et ceux qui auraient été acquittés sur la base forfaitaire normalement applicable lorsque le revenu définitif est supérieur ou égal à cette valeur. |
|---|
Taux de la cotisation 2012 = 9,2 % des revenus non salariés nets de 2010.
En l’absence d’activité et de revenus non salariés nets sur l’avant-dernière année (2010), la cotisation est nulle.
Les cotisations sont calculées sur les revenus non salariés et ceux tirés de
l’activité conventionnelle de l’année N-2.
En cas de revenu nul, aucune cotisation n’est due.
Taux de la cotisation 2012 : 0,035 %
En l'absence d'activité conventionnelle sur l’avant-dernière année (2010) la cotisation est nulle.
| Montant des cotisations des deux premières années d’affiliation en 2012 * | ||||
|---|---|---|---|---|
| Régimes | 1re année | 2e année | ||
| Secteur 1 | Secteur 2 | Secteur 1 | Secteur 2 | |
| Base (provisionnel) | 594 € | 594 € | 907 € | 907 € |
| RCV | 0 € | 0 € | 0 € | 0 € |
| ASV proportionnel (si revenu N-2 = 0 alors ASV =0) |
0 € | 0 € | 0 € | 0 € |
| ADR | 0 € | 0 € | 0 € | 0 € |
| TOTAL | 594 € | 594 € | 907 € | 907 € |
| Non conventionné | 594 € | 907 € | ||
* Sous réserve des décrets
Le médecin garde la possibilité de demander le calcul de ses cotisations des régimes de base et complémentaire à titre provisionnel, sur un revenu estimé pour l’année en cours, notamment en cas de baisse d’activité, donc des revenus.
Une majoration de 5 % s’applique sur l’insuffisance du versement des acomptes provisionnels dus au titre des régimes de base et complémentaire d’assurance vieillesse lorsque les revenus définitifs sont supérieurs de plus d’un tiers aux revenus estimés au titre de la même période.
Une régularisation dans les régimes de base et complémentaire intervient systématiquement en N+2.
Cette possibilité est généralement plus avantageux en cas de poursuite de l’activité libérale ou de sa reprise dans un délai inférieur à deux ans.
L’imprimé de déclaration des revenus estimés est disponible en téléchargement dans notre rubrique Formulaires.
| Attention : Les revenus estimés sont annuels et non uniquement à la date d’effet de la retraite. |
|---|
- médecin de 65 ans, marié,
- sans enfant à charge (deux parts fiscales),
- 80 000 € de bénéfices non commerciaux,
- seul revenu d’activité du ménage,
- exercice en secteur 1,
- cotise depuis 30 ans à la CARMF.
En 2012, le montant de ses cotisations sociales s’élève à 25 222 €.
Il doit s’acquitter de 12 867 € d’impôts.
Son revenu net s’élève à 67 133 €.
De plus, il aura acquis cette année 482,50 points dans le régime de base,
6,28 points dans le régime complémentaire,
27 points dans l’ASV,
générant un supplément de retraite de 1 106,81 € bruts, soit 1 028,23 € nets.
Il aura donc 66 ans l’année prochaine et se demande s’il doit prendre ou non sa retraite.
Il conserve le même rythme de 80 000 € de revenus.
Chaque année cotisée lui rapporte un supplément de retraite de 1 028,23 € nets.
S’il avait validé plus de 160 trimestres, une majoration de 0,75 % se serait ajoutée
sur l’intégralité de la retraite du régime de base.
Ses revenus professionnels sont inchangés et s’élèvent à 80 000 €,
auxquels s’ajoutent 32 778 € nets de retraite.
Il lui reste après charges et impôts 90 784 €.
Ses cotisations CARMF ne viendront pas augmenter le montant de sa retraite qui,
une fois liquidée, ne peut être recalculée.
Il perçoit une retraite nette de 32 778 € (35 283 € bruts).
Après prélèvements et impôts, il lui reste 31 197 € nets correspondant à ses trente ans cotisés.
Ses revenus réels sont identiques à l’hypothèse 1).
Son BNC doit s’élever à 46 212 €, auquel s’ajoutent 32 778 € de retraite.
Il lui reste après charges et impôts 67 133 €.
Ses cotisations CARMF ne viendront pas non plus augmenter sa retraite.
Le médecin peut conserver le même revenu en maintenant la moitié de son activité.
| Quatre situations possibles | ||||
|---|---|---|---|---|
| Quatre situations possibles | 1 |
2 |
3 |
4 |
| BNC (Revenus d’activité) | 80 000 € | 80 000 € | 80 000 € | 46 212 € |
| Retraite nette | - | 32 778 € | 32 778 € | 32 778 € |
| Cotisations sociales (taux 2012) CARMF Assurance maladie (CNAMTS) Allocations familiales CSG et CRDS (7,5 % + 0,5 %) CFP (Formation professionnelle) CURM (Union régionale) |
15 892 € 88 € 1 236 € 7 777 € 53 € 400 € |
15 172 € 88 € 1 236 € 7 720 € 55 € 400 € |
- - - - - - |
13 418 € 51 € 391 € 4 806 € 53 € 400 € |
| Cotisations sociales sur retraite CSG et CRDS (0,6 % + 0,5 %) |
- |
2 505 € |
2 505 € |
2 505 € |
TOTAL Cotisations sociales |
25 446 € |
27 174 € |
2 505 € |
21 455 € |
| Impôts Assiette IR - dont bénéfice (revenus activité) - dont retraite (CSG déductible à 4,2 % puis abattement fiscal à 10 % soit 4 862 €) |
80 000 € |
110 421 € 80 000 € 30 421 € |
30 421 € |
76 633 € 46 212 € 30 421 € |
| Montant impôt/revenu (2 parts) |
12 867 € |
21 994 € |
1 581 € |
12 287 € |
| Revenu réel (après impôts : 1re année) |
67 133 € | 90 784 € | 31 197 € | 58 703 € |
Le tableau ci-dessous permet de comparer financièrement la poursuite d’activité avec les hypothèses de retraite ou de cumul retraite/activité libérale pendant une année, à partir de 65 ans.
| Récapitulatif | ||||
|---|---|---|---|---|
| Revenus | 1 |
2 |
3 |
4 |
| Activité | Oui | Oui | Non | Oui (réduite) |
Revenus d'activité nets |
80 000 € | 80 000 € | 0 € | 46 212 € |
Perception retraite |
Non 0 € |
Oui 32 778 € |
Oui 32 778 € |
Oui 32 778 € |
| Supplément de retraite pour 1 année de cotisations |
1 028 € | 0 € | 0 € | 0 € |
| Revenu réel après impôts) |
67 133 € | 90 784 € | 31 197 € | 58 703 € |