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  Informations de la CARMF n°63 - Décembre 2015 

 

 

Éditorial

Éditorial

éditorial du président honoraire
élections annulées

De la liberté

Un des principes fondateurs de notre système était la liberté de choix des dirigeants par les affiliés. Ce choix, exprimé en début d’année, vous a été retiré. Si en démocratie on peut choisir en fonction des compétences, des résultats ou de tout autre critère, en dictature on élimine ceux qui gênent.

Selon le Larousse, en démocratie, « la souveraineté émane du peuple », alors qu’une dictature est « un régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire ».

De l’égalité

Les citoyens ont la possibilité d’élire leur maire, leur député autant de fois qu’ils le veulent. Ce n’est plus le cas pour les présidents de caisses libérales, par contre c’est possible pour leurs présidents de syndicats ou ordinaux. Vos administrateurs doivent impérativement être élus par les affiliés, sauf s’ils sont désignés par les Ordres ou les syndicats.
Un retraité peut présider n’importe quelle caisse sociale en France, sauf chez les médecins. On peut être coopté chez les salariés mais pas chez les médecins. Lorsqu’on a limité les mandats au Conseil économique et social, on n’a pas tenu compte des mandats antérieurs, alors que chez nous, si. Tout ce qui n’est pas possible chez les médecins, est possible chez les avocats, etc.

Nous sommes au pays de l’inégalité, de la discrimination, où il est possible de faire des textes pour un seul homme quand on n’a rien à lui reprocher. Les autorités ont mis en place des règles m’interdisant toute indemnisation alors que d’autres permettent à des présidents de syndicats de dépasser 100 000 € de revenus non médicaux.

De la fraternité

Tout ceci n’aurait pas été possible si cela n’avait été demandé avec insistance par des confrères, comme cela m’a bien été rapporté. Deux syndicats de médecins ont clairement cette responsabilité, ils ont bafoué la démocratie, la confraternité, pour un pouvoir qu’ils ne pouvaient obtenir par les urnes.

De l’éthique

L’existence d’administrateurs cooptés (élus par le Conseil d’administration) était un scandale pour la CSMF et MG-France. Ils ont demandé et obtenu des postes d’administrateurs à la CNAVPL pour y placer des cooptés non élus. Pour les mêmes, la présence d’un jeune retraité à la tête de la CARMF était un scandale, mais pour leurs administrateurs pour siéger à la CNAVPL, ils n’ont pas trouvé mieux que désigner des retraités non élus. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

De la dictature ?

Orwell disait :

« La dictature s’épanouit sur le terreau de l’ignorance »,

 

et Malaparte la désignait comme :

« La forme la plus complète de jalousie ».

 

Même si je pars victime de l’arbitraire, c’est sans regret avec la satisfaction du devoir accompli et la tête haute. Ce départ n’est dû ni à une faute, ni à un rejet des électeurs, mais parce que certains n’aiment pas la vérité et que le mensonge engraisse. Il fallait bien que je parte un jour, un Président n’est pas plus immortel qu’un homme, et c’est notre destinée à tous.

De l’espoir

Je ne me fais pas de souci en ce qui concerne la continuité avec le Président et le Conseil actuel. C’est une équipe unie, solidaire, et je sais qu’elle partage totalement les valeurs que j’ai défendues depuis des années. Les hommes sont là, et je les aiderai. Je n’ai qu’une demande à leur faire : mener à terme la réforme pour une retraite à la carte à 62 ans qui est, pour moi, la plus grande avancée pour les confrères depuis des décennies.

Les partenaires sociaux pilotant les régimes de 22 millions de salariés viennent de s’entendre pour une réforme qui adopte le même principe de libre choix : partir en retraite plus tôt en touchant moins, ou prolonger son activité en touchant plus.
Notre proposition de « Retraite à la carte à partir de 62 ans » était plus simple et plus favorable pour les affiliés en matière d’abattements et de surcote. Dommage que les médecins en soient exclus à cause de deux syndicats très minoritaires dans la profession (moins de 8 % de syndiqués, moins de 12 % des électeurs aux URPS, moitié moins à la CARMF), mais portant haut et fort leur mépris de la démocratie et de vos aspirations.

J’espère qu’ils changeront d’avis en disant, pour sauver la face, que celui qui a fait la réforme était l’obstacle. Peu importe la vérité, pourvu que vous en profitiez.

Je tiens enfin à vous remercier pour votre soutien sans faille au cours de ces dernières années, je suppose en avoir été digne en voyant le dernier sondage du Quotidien du médecin où vous êtes 87,4 % à regretter mon éviction. Les 7,6 % de satisfaits sont logiques, correspondant au nombre de syndiqués des deux syndicats opposants, permettant à notre Ministre de dire que si notre réforme est effectivement bonne, elle n’a pas l’aval de la profession. Belle leçon de démocratie où le pouvoir passe avant le bien faire.

Je vous souhaite une bonne et longue actuelle ou future retraite grâce à la CARMF.

 

Gérard MAUDRUX
Président honoraire

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